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Menaces sur les personnes en situation de handicap employant une aide humaine !

Le Comité d’Entente vient d’interpeller en urgence Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

En effet, la rémunération d’une catégorie d’aides humaines doit être revue à la hausse. C’est un accord qui a été concerté sans les associations de personnes en situation de handicap et ceci depuis plusieurs années. Il était important de faire évoluer la situation salariale des assistantes de vie, en particuliers celles qui interviennent auprès des personnes les plus vulnérables. Pour autant on ne pouvait d’une part faire évoluer l’accord de classification et d’autre part ne pas tenir compte des contraintes qui pesaient et qui vont peser sur les particuliers employeurs en situation de handicap. Cet accord va concerner toutes les personnes en situation de handicap qui emploient des assistantes de vie.

Le Comité d'Entente demande à madame Touraine le report de l'extension de la classification et le report de son application via l'arrêté qui fixe le tarif PCH en emploi direct, ceci afin que l'on  puisse prendre le temps, dans le cadre du chantier sur la compensation que le gouvernement envisage d’ouvrir, d’évoquer tous les sujets concernant le droit à compensation, ce que les associations demandent en vain depuis des années.

Depuis 10 ans, elles n'ont de cesse d'alerter sur les situations que vivent les particuliers employeurs en situation de handicap : les restes à charges insupportables, les contrôles d'effectivité et les indus qui se chiffrent en milliers d'euros, les situations d'endettement et les assignations aux prud'hommes, les situations de maltraitance, etc. Il faut absolument proposer des solutions au plus vite pour que les personnes en situation de handicap puissent vivre le plus dignement et de manière la plus sécurisée.

Ce sont des milliers de personnes en situation de handicap qui seront soit directement concernées par ces dispositions -plus de 70 000 particuliers employeurs en situation de handicap titulaires de la PCH- soit potentiellement concernées si elles optent pour l’emploi direct -plus de 70 000 bénéficiaires de l’ACTP, 270 000 bénéficiaires de l’AEEH, 70 000 bénéficiaires de la MTP, etc.

Le Comité d’Entente demande donc aux ministres concernées un rendez-vous d’urgence pour éviter une dégradation majeure des conditions de vie de personnes en situation de handicap.

Pour lire les courriers adressés aux ministres, cliquez ici et ici

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