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  • Accessibilité des quais de gare : l’APF attend de la polémique qu’elle soit utile !

     

    Suite aux déclarations de Ségolène Royal et de Claire-Lise Campion au sujet de la mise en accessibilité de 1300 quais de gare et de la polémique sur la taille des trains, l’APF attend un réel engagement en faveur de l’accessibilité des quais de gare.

    L’APF demande à la SNCF, à RFF et aux conseils régionaux de prendre les bonnes mesures et de s’engager fermement en prévoyant une mise en accessibilité systématique des quais à l’occasion des travaux qui auront lieu dans les mois à venir.

    Accès audio :


    Bévue à la SNCF : Royal demande à Pepy de rendre les quais rabotés accessibles aux handicapés par leparisien


     

    Car l’inaccessibilité des établissements recevant du public, des transports en commun et de la voirie rabotent quotidiennement la vie de millions de personnes en situation de handicap.

    L’APF rappelle que l’accessibilité ne doit pas être uniquement dictée par des effets d’aubaines mais doit être mise en œuvre dans le cadre d’une politique d’investissement ambitieuse qui répond à des engagements forts.

    Alors que les futurs agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) ne laissent entrevoir une mise en accessibilité des quais de gare qu’en 2024, il semble aujourd’hui, que la mise en accessibilité de 1300 d’entre eux puisse être réalisée en quelques mois. L’APF se réjouit de cette bonne nouvelle et constate que l’accessibilité devient soudainement possible lorsqu’il s’agit de réagir à une polémique !

    Mais alors qu’on évoque la situation de 1300 quais de gare, que vont devenir les 7400 quais restants ? L’APF ne veut pas attendre 2024 pour que soient réalisés les aménagements de ces quais et demande une mise en accessibilité dans des délais plus courts.

    L’APF souhaite que les trains puissent accéder aux gares ; elle souhaite aussi et surtout que tous les voyageurs puissent accéder aux trains.

    Ainsi, à défaut de pouvoir compter sérieusement sur de nouvelles polémiques, l’APF attend la mise en place de politiques d’investissement claires et concrètes en faveur de l’accessibilité. L’association rappelle qu’elle attend également des délais significativement resserrés dans le cadre des Ad’AP et que plus de 220 000 personnes se sont déjà engagées pour l’accessibilité sur www.change.org/accessibilite.

     

    Contact presse :

    Evelyne Weymann : 01 40 78 56 59 – 06 89 74 97 37

     

  • L’OMS adopte un plan d’action pour améliorer l’état de santé des personnes handicapées

     

     

    C’est une première pour l’Organisation mondiale de la santé. Son assemblée mondiale de la santé, l’organe décisionnel suprême de l’OMS, va adopter, ce 23 mai, un plan d’action mondial 2014-2021 pour « un meilleur état de santé pour toutes les personnes handicapées ». Il s’inscrit dans la lignée de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par les Nations Unies en 2006. Trois questions au Dr Étienne Krug, le directeur du département de l’OMS en charge du handicap et de la prévention de la violence et des traumatismes

    Faire Face : Pourquoi l’OMS a-t-elle adopté ce plan ?

    Étienne Krug : On dénombre plus d’un milliard de personnes handicapées dans le monde, soit une personne sur sept. De manière générale, elles rencontrent des difficultés à accéder aux services de santé. Elles sont deux fois plus nombreuses à juger que les établissements de santé répondent mal à leurs besoins, trois fois plus à déclarer que des soins leur ont été refusés et quatre fois plus à faire état de mauvais traitements. Un exemple : 70 millions de personnes ont besoin d’un fauteuil roulant mais seuls 5 à 15 % en disposent effectivement. L’OMS se devait d’agir.


    FF : Quels sont les principaux objectifs de ce plan ? Comment l’OMS peut-il encourager ses États membres à le mettre en œuvre ?

    E.K. : Le plan affiche trois objectifs : améliorer l’accès aux services et aux programmes de santé ; renforcer et développer les services d’adaptation, de réadaptation, d’aides techniques, etc. ; renforcer la collecte de données et soutenir la recherche sur le handicap. Il propose également des mesures à mettre en œuvre et définit des indicateurs, pour évaluer les progrès. L’OMS va assister techniquement les pays le souhaitant. Il va également mobiliser tous les partenaires possibles : les pouvoirs publics bien sûrs, mais aussi les associations, les professionnels, etc. Et nous allons inciter les pays donateurs, dont la France, à le financer.

    FF : La situation varie énormément d’un pays à l’autre. La France est-elle concernée par un tel plan ?

    E.K. : Quels que soient la richesse et le niveau de développement des pays, les principes à mettre en œuvre restent les mêmes. Ils sont inscrits dans la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par les Nations unies. Elle entérine notamment leur droit de jouir du meilleur état de santé possible sans discrimination fondée sur le handicap et de bénéficier de services d’adaptation et de réadaptation. La France a certes fait des efforts mais elle peut encore mieux faire, en matière d’accessibilité des établissements de santé et de formation des personnels notamment. Comme tous les États membres, elle a des marges de progression. Propos recueillis par Franck Seuret - Photo 1/Mak - Photo 2/DR

  • Appel à témoignage du CISS

     

    Nous relayons ci-dessous un appel du CISS - Collectif Interassociatif Sur la Santé

     

    Bonjour à toutes et à tous,

    Le prochain volet de notre « Observatoire citoyen des restes à charge en santé », mené conjointement avec nos partenaires que sont le magazine 60 Millions de consommateurs et la société Santéclair, va porter sur les frais qui restent à la charge des patients ou de leur complémentaire santé en cas d’hospitalisation.

    Accès audio :


    En effet, au-delà de l’idée encore répandue que « les soins à l’hôpital, c’est gratuit », il existe en fait des frais qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale et qui peuvent être conséquents pour les patients notamment pour ceux qui n’ont pas de complémentaire santé :

    - des frais liés au ticket modérateur sur les soins,

    - des frais liés à la facturation d’une chambre particulière,

    - des frais liés au forfait journalier de 18 euros pour la participation aux frais d’hébergement,

    - des frais liés aux honoraires des praticiens (notamment en clinique privée ou auprès des praticiens de l’hôpital public autorisés à y exercer une part de leur activité en libéral).

    Dans ce cadre, nous cherchons des personnes qui auraient été confrontées à de tels frais et qui accepteraient d’en témoigner pour expliquer leur situation : avec ou sans complémentaire santé, des restes-à-charge liés à quel type de frais et pour quel type d’hospitalisation (de quelle durée, pour quels soins, dans quel type d’établissement de santé etc…).

     

    Je reste à la disposition de chaque personne qui souhaiterait obtenir plus d’informations.

     

    Bien cordialement,

     

    Marc Paris

    Responsable communication et animation réseau

    Tél. : 01 40 56 94 42 / 06 18 13 66 95

    CISS - Collectif Interassociatif Sur la Santé

    10, villa Bosquet - 75007 Paris - www.leciss.org

    Santé Info Droits - 0 810 004 333 ou 01 53 62 40 30

     

    Télécharger le Dossier de presse "reste à charge en cas d'hospitalisation"